On ne demande pas à une mouette apprivoisée pourquoi elle éprouve le besoin de disparaître de temps en temps vers la pleine mer elle y va c'est tout et c'est aussi simple qu'un rayon de soleil aussi normal que le bleu du ciel. Bernard Moitessier
Ne fais rien contre ta conscience, même si c'est l'état qui te le demande. Albert Einstein
L'éducation consiste à comprendre l'enfant tel qu'il est, sans lui imposer l'image de ce que nous pensons qu'il devrait être. Jiddu Krishnamurti
Vous commencerez par rire parce que l'orateur a beaucoup d'humour, puis, vous toucherez du doigt la triste réalité du moment. Je dis du moment car j'ai le fol espoir que les choses changent. Il y a longtemps que j'ai compris qu'il n'y a rien à attendre de l'extérieur, que le changement se produit quand on le décide, à une toute petite échelle et sur sa propre personne. L'entourage le perçoit sans se braquer parce qu'il se fait de manière imperceptible. Cela paraît si anodin que personne ne s'en rend compte jusqu'au jour où l'on s'écrit oh, qu'est-ce qu'il ou elle a changé...
Sir Ken Robison nous expose d'une manière amusante et profonde la nécessité de créer un système éducatif qui favorise (plutôt que rabaisse) la créativité.
Si vous n'êtes pas prêt à vous tromper, vous ne sortirez jamais rien d'original.
Je me rappelle vous avoir dit que j'allais jeter mes cours d'infirmière. C'est fait, en partie. Sans trop savoir pourquoi, j'ai flanché en cours de route. Puis, il y a deux mois, j'en ai jeté une autre partie. Pourtant, le plus gros est encore là. Plus pour longtemps. Qu'en ai-je dit à l'époque ? Je ne sais plus. Ces trois années de formation ont été une torture pour moi parce qu'elles étaient infantilisantes, parce qu'elles reposaient sur une série d'injonctions paradoxales, parce que ceci et cela. Je ne sais pas si j'ai évoqué la véritable raison de mon départ subit. C'était la violence. La violence ordinaire à laquelle j'assistais, impuissante (autant dire qu'une élève ne pèse pas bien lourd et n'a pas d'autre droit que de se conformer à ce qu'on attend d'elle si elle espère avoir une note correcte, se taire, éviter de regarder les choses un peu trop en face) stage après stage, année après année. Ce qui est décrit là, je l'ai vu de mes propres yeux et d'autres pires ou du même acabit. Jusqu'à aujourd'hui, je me contentais d'évoquer la peur d'avoir la vie des gens entre mes mains mais finalement, je crois que ce qui m'a réellement fait fuir, c'était la violence de l'institution. D'ailleurs, à ce stade de ma vie, j'ai compris qu'il n'est pas une seule institution qui ne soit pas violente et j'en tire les conclusions qui s'imposent. Conclusions très personnelles, j'en conviens mais je m'offre ce luxe. Non seulement j'assistais à cette violence mais je la subissais moi aussi. De plus, j'ai très vite, j'ai compris que jamais plus je ne pourrais être à l'écoute des patients comme j'avais eu la chance de l'être en première année. Le reste, tient à mon manque de courage. Celui de dire à mes proches que c'était insupportable et que je refusais dorénavant de faire partie du système.
Je ne regrette rien. C'était une expérience parmi d'autres qui ne finit pas de m'en apprendre. Je ne regrette pas non plus d'avoir claqué la porte, d'avoir hurler ma rage même si ça nous a laissés, eux comme moi, complètement sonnés. Je ne regrette pas d'avoir fait la plus grosse bêtise de ma vie, puisque c'était ainsi qu'ils appelaient l'éclair de lucidité qui m'a poussée à sauver ma peau. J'aime tout ce que j'ai vécu après ce grand remous causé dans l'école. J'aime tout ce qui a suivi, jusqu'à la boue dans laquelle j'ai longuement pataugé, j'aime la personne que je suis devenue, j'aime tout ce que j'ai appris depuis comme me bien traiter.
Il y a si longtemps que je n'ai rien consigné et pourtant, mon regard change et je réalise à quel point il est presque impossible de dresser une liste de tout ce qu'on peut aimer dans une journée. Jamais je n'ai trouvé la vie aussi belle. Ce matin par exemple, après un rêve incroyable, c'était l'étonnement et la gratitude d'avoir une nouvelle journée à vivre. On se réveille jour après jour comme si c'était un dû. Mais on ne sait jamais pour combien de temps on est là. Un jour on vit le lendemain, on n'est plus de ce monde. On le lit, on le comprend, mais réellement vivre chaque jour comme si c'était le dernier, c'est tellement extraordinaire. Comme tout le monde, j'oublie mais de temps en temps, je me rappelle que je ne serai pas toujours là et c'est l'émerveillement à chaque fois. Alors, même si la journée n'est pas terminée, aujourd'hui j'ai aimé, une chose aussi simple que me réveiller.
Je suis raide dingue des veilleuses françaises. J'ai découvert ça dans une moyenne surface de mon quartier. Faciles d'utilisation, longue durée, pas encombrantes, réutilisables, sans odeur, bon marché et économiques je les ai adoptées !
La sous-couche est passée sur une étagère. Il reste l'autre à faire. Je suis submergée de travail en ce moment et je n'ai pas pu avancer dans la semaine comme je le souhaitais.
Les enfants ont vraiment bien joué le jeu et ils l'auraient joué jusqu'au bout si ça n'avait pas été si compliqué de cacher mon cadeau d'anniversaire quelque part jusqu'à demain alors, la surprise a été un tout petit peu dévoilée. La guitare est dans son étui. C'est une Takamine. Je ne sais pas ce qui me fait le plus plaisir, le cadeau en lui-même ou la joie de ma famille qui se réjouit tellement. Les deux sûrement, plus la joie de réaliser un rêve. Comme par hasard, j'ai enfin eu l'info qui normalement me permettra enfin d'accéder au cours qui, depuis deux ans, me passe sous le nez. Encore quelques mois d'attente. D'ici là, je me débrouillerai (là par exemple et sûrement ailleurs, quand j'aurai pris le temps de chercher), à moins qu'une opportunité se présente...
Je vous laisse avec Eric et ses douze cordes (heu, pour moi ce sera six et si je ne me fais pas de noeuds avec, ce sera formidable hihihi... ceci dit, il y en a qui s'amuse incroyablement avec six cordes !)
Quand j'ai ouvert la rubrique rencontres, j'étais à mille lieues, de penser que je compterais parmi elles une célébrité. Je m'apprêtais à régler mes achats dans ma boutique préférée quand Fabienne T. chanteuse québécoise de son état est apparue, sourire aux lèvres. Ah, ça alors. C'était aussi léger et frais que d'échanger quelques mots avec n'importe qui. Et c'est ça qui m'a tellement plu. Le temps passant, j'aime ne plus faire de différence, ne plus établir de hiérarchie entre les gens. Ne sommes-nous pas tous uniques ? Ca rend les choses si simples, si douces. Et alors ? Et alors rien. Je ne vais pas raconter ce que j'ai appris parce que ça n'a strictement aucune importance. L'essentiel était d'être à l'aise et de passer un moment aussi merveilleux qu'inattendu.
Monsieur Tasstass n'est plus. Il s'en est allé peu à peu, sans qu'on s'en aperçoive, pour tomber dans l'oubli, là où nous finirons tous. Je cherche à le retenir encore un peu en lui dédiant ce ridicule petit billet (celui-là et tous ceux que j'ai écrit d'ailleurs). À quoi bon se leurrer ? Tout passe, tout lasse, tout casse jusqu'au plus insignifiant délice. Non mon amour, Monsieur Tasstass ne ponctue plus tes jeux. Le temps est passé et avec lui tu t'es lassé de ce personnage imaginaire. Ton jouet chimérique est cassé. Nos mémoires ont fait le vide, pour laisser place aux nouveautés. Je souris en pensant à tous les livres que jamais je ne lirai sur le non-attachement. Quelquefois, on pratique déjà sans le savoir ou presque. Il suffirait d'en prendre conscience. À combien de petites morts avons-nous déjà fait face ? Plus jamais je n'entendrai ta voix mignonne prononcer le doux nom de Monsieur Tasstass. Non, plus jamais. Et quand bien même tu voudrais bien le redire juste pour le souvenir. Ta voix a changé... Mais j'accepte parce que j'étais là pour l'entendre, pour l'écouter encore et encore. Et la boucle est bouclée. Pour laisser aller, encore faut-il être là. C'est comme ça que l'on reste vivant.