On ne demande pas à une mouette apprivoisée pourquoi elle éprouve le besoin de disparaître de temps en temps vers la pleine mer elle y va c'est tout et c'est aussi simple qu'un rayon de soleil aussi normal que le bleu du ciel. Bernard Moitessier
Ne fais rien contre ta conscience, même si c'est l'état qui te le demande. Albert Einstein
L'éducation consiste à comprendre l'enfant tel qu'il est, sans lui imposer l'image de ce que nous pensons qu'il devrait être. Jiddu Krishnamurti
Vous commencerez par rire parce que l'orateur a beaucoup d'humour, puis, vous toucherez du doigt la triste réalité du moment. Je dis du moment car j'ai le fol espoir que les choses changent. Il y a longtemps que j'ai compris qu'il n'y a rien à attendre de l'extérieur, que le changement se produit quand on le décide, à une toute petite échelle et sur sa propre personne. L'entourage le perçoit sans se braquer parce qu'il se fait de manière imperceptible. Cela paraît si anodin que personne ne s'en rend compte jusqu'au jour où l'on s'écrit oh, qu'est-ce qu'il ou elle a changé...
Sir Ken Robison nous expose d'une manière amusante et profonde la nécessité de créer un système éducatif qui favorise (plutôt que rabaisse) la créativité.
Si vous n'êtes pas prêt à vous tromper, vous ne sortirez jamais rien d'original.
Je suis raide dingue des veilleuses françaises. J'ai découvert ça dans une moyenne surface de mon quartier. Faciles d'utilisation, longue durée, pas encombrantes, réutilisables, sans odeur, bon marché et économiques je les ai adoptées !
C'était si frustrant (pour moi, j'avoue, pour moi seulement) de voir les enfants délaisser peinture, feutres, crayons de couleurs et adopter le stylo et rien d'autre pour dessiner.
Dans ce domaine comme dans d'autres, ça semble fonctionner par cycles avec quelques signes annonciateurs de changement comme celui-ci
datant de plusieurs mois déjà.
Pour Noël, une nouvelle pochette de feutres s'était glissée parmi les cadeaux.
On dirait bien que ceux-ci ont eu lheur de plaire au destinataire.
En attendant Noël, vous pouvez partager un moment magique en faisant une (autre) très belle étoile. Un peu de papier et hop, c'est par là. Vous ne verrez pas le temps passer.
Si la question de la socialisation ne se pose pas dans mon esprit, elle se pose encore par rapport à l'institution scolaire d'autant plus que cette année nous aurons de nouveaux interlocuteurs et l'un de nos enfants n'est pas loin de l'adolescence ce qui rajoute à la pression ambiante. D'accord avec ce mode de vie ou pas (une vie sans école), les gens acceptent plus facilement ce choix quand il concerne un jeune enfant et de moins en moins bien au fur et à mesure qu'il grandit. Pourtant, nous venons de vivre une bien jolie aventure dont la réédition est déjà programmée pour le mois de février. Notre fils aîné, qui a maintenant onze ans, vient d'animer son premier atelier d'origami au sein d'une association de quartier. Je lui avais proposé, il y a déjà quelques années, de s'initier au pliage. Bien qu'intéressé, il s'était lassé assez rapidement. Ces derniers mois, voyant qu'il y revenait, je lui ai donné tous mes livres et magasines sans imaginer un seul instant qu'il s'y mettrait sérieusement. À force de fréquenter cette maison de quartier, c'est devenu notre QG, une sorte d'extension de notre propre maison. Il discute avec des adultes, rencontre ses potes d'aïkido avec qui il aime partager ses centres d'intérêts. C'est comme ça que l'idée a germé. Puisqu'un petit groupe semblait intéressé, pourquoi ne pas proposer un atelier. Aussitôt dit, aussitôt fait. Une petite dizaine d'enfants et d'adultes étaient présents et tout s'est très bien passé. il était vraiment fou de joie car il a pu allier tout ce qu'il aime : expliquer, s'occuper des autres, partager, plier. Il était heureux de constater que les quatre ans de théâtre portent leurs fruits et l'aident également pour s'exprimer aisément, gérer le stress éventuel, trouver le rythme. C'était vraiment un grand moment de plaisir et de satisfaction. Cette expérience gratifiante est excellente pour la confiance en soi et découvrir, ailleurs que chez soi, la joie d'être utile aux autres qui plus est à ses voisins surtout quand ça jaillit de soi et de nulle par ailleurs. Quelle valeur cela aurait-il pu avoir s'il y avait eu une pression extérieure ? C'était son élan, son choix et c'est bien ce qui en fait toute la beauté. De fait la question de la socialisation se règle d'elle-même. J'écoutais ces jours-ci, quelqu'un dire : Ce ne sont pas les enfants qu'il faut éduquer mais les adultes. Ces paroles m'accompagnent depuis longtemps et je forme le voeu que ça dure toujours.
Si seulement tous ceux qui croient détenir les clés de l'apprentissage ouvraient un peu leur champ de vision... si seulement ils comprenaient qu'on n'apprend rien sous la contrainte, que l'apprentissage est un chemin intime, unique, créatif. Ce n'est pas respecter l'enfant que d'entrer dans son cerveau par effraction. ...Ce fameux respect... Pourquoi hypothéquer la vie d'autrui au nom d'un système, pourquoi figer les choses quand tout est en permanente évolution ? Pourquoi, au nom de quoi, de qui ?
Un homme viril est courageux, ça ne fuit pas, ça combat. Oui, seulement ce courage, ce n'est que de la soumission à un conformisme qui est celui de la société dans laquelle on se trouve et qui va lui bénéficier à elle, pas toi.Toi dans les meilleures conditions ça te permettra d'avoir ton nom sur un monument aux morts mais la société, elle, va pouvoir bénéficier de ton action courageuse. Pour être courageux d'ailleurs il faut être motivé et finalement c'est la force de la motivation qui va... si ça t'intéresse pas tu ne vas pas être courageux à réaliser ce que... hein ? Mais si on t'apprend que vraiment tu seras... Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie. Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau. Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ; Et comme ferait une mère, La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !* Avec ça mon vieux t'es tranquille, tu vas au casse-pipe"
Je ne suis pas encore allée en Inde, je n'irai peut-être jamais, mes rêves se sont parfois réalisés, parfois pas, je suis bien différente de ce que je voulais être et parfois, tellement mieux que ce que j'avais imaginé. Tout ça n'a plus aucune importance. Peu importe ceci ou cela, l'ami qui n'attendait qu'un prétexte pour disparaître, l'argent qui ne vient pas, les points d'interrogation, le soi-disant manque, le trop-plein, les failles, les pseudo-libertés... Hop ! Tout est devenu si léger, si puissant, si beau, si joyeux... De l'air dans mes poumons, de l'or dans les doigts, des étoiles dans les yeux, de la place dans le coeur, du vent dans les cheveux... Ca va, bien, très bien. Tout peut s'écrouler, se construire bon gré, mal gré, ça m'va, tout me va.
Aujourd'hui, nous étions conviés à un atelier cuisine parents/enfants.
Généralement, dans cette société, nous sommes sont priés de faire les choses séparément mais on dirait bien que la situation évolue en faveur du partage intergénérationnel.
Pour nous, outre la gratuité, c'est devenu un critère important.
Ce n'est pas que je j'y tienne absolument et en toutes circonstances mais j'aime avoir le choix.
Nos voisines maghrébines nous ont appris à préparer la semoule
(entre deux passages à la vapeur, la semoule est aérée)
les légumes
(penser à ôter le coeur des carottes)
ainsi que de délicieuses pâtisseries orientales
(les amandes sont plongées dans l'eau bouillante pour pouvoir ensuite les émonder)
comme ces cigares fourrés aux amandes et à la pistache (la photo ne leur rend pas honneur)
(gare aux calories mais ce mélange moelleux/croustillant est à tomber)
Notre travail a permis de régaler la trentaine de personnes attendue pour le dîner.
Ce couscous a fait sensation.
Tout le monde cherchait la viande.
Il n'y en avait pas !
Nos copines marocaines n'ont rien osé dire mais on sentait bien que pour elles, c'était une hérésie que d'exclure ce qui donne de la saveur au plat.
Les végétariens et végataliens présents étaient ravis car d'ordinaire, n'étant pas majoritaires, ils doivent mettre la main à la pâte chez eux et ramener quelque chose à partager (c'est comme ça, que j'ai fait découvrir aux autres, les galettes végétales qui ont toujours un franc succès).
Entre deux éclats de rire, nous nous sommes régalés.
Il y a longtemps, onze ans exactement, je faisais partie du Mouvement français des plieurs de papiers*. Les locaux de l'association n'étaient pas très loin de la maison alors, une fois par semaine, je confiais mon cher enfant à son papa, histoire d'assouvir ma curiosité. Et puis, je ne sais plus pourquoi, j'ai cessé de plier. Le temps s'est mis à manquer, l'envie s'est dissoute. Depuis, mon cher enfant a grandi, tant et tant, qu'à présent, mes livres et mes magasines sont devenus siens. C'est lui qui se régale à plier, pour lui, pour son frère, pour la magie de voir apparaître du volume et le plaisir d'en discuter avec d'autres...
En cherchant complètement autre chose, comme toujours, je découvre ce site :
Un soir, en sortant de classe (à l'époque où il fréquentait l'école), j'ai vu mon grand avec la mine allongée. Il était souvent fatigué et de mauvaise humeur mais cette fois là, il était triste. Il voulait m'épargner mais a fini par me confier que certains enfants de sa classe avaient fait des remarques désobligeantes sur mon physique de femme bien en chair. Si je n'avais pas été si bouleversée par sa peine, j'aurais éclaté de rire. C'était l'occasion rêvée pour parler de la différence et nous ne nous en sommes pas privés. Oui, j'étais ronde mais si je ne l'avais pas été, les enfants, les gens auraient trouvé autre chose à critiquer. Et de lister un peu toutes sortes de particularités puis d'évoquer la manière dont on peut s'en servir comme prétexte pour mettre quelqu'un à l'index et conclure que de toute manière, nous sommes tous différents. Oui, c'est une évidence mais elle est parfois bien vite oubliée. Nous, nous cumulons les différences et c'est aimant celles des autres que nous avons appris à assumer et à aimer les nôtres. Cette conversation a sûrement fait son chemin et c'est ainsi que le fait ne pas ou plus fréquenter l'école est bien vécu. Quand on aime, on n'a plus peur et quand on a plus peur, on vit bien. Une autre évidence mais si on creuse un peu, on s'aperçoit rapidement que peur se loge dans des recoins insoupçonnés sans que nous ayons conscience ni de sa présence ni de son pouvoir...